mardi, février 19, 2013

Un autre regard sur l'Afrique et les Africains


La Coordination pour l'Afrique de Demain (Cade) est une association de femmes et d'hommes d'horizons divers qui vous proposent de porter un autre regard sur l'Afrique.
L'idée d'une telle mobilisation est née de leur expérience et de ce constat : contrairement à une image de plus en plus répandue, l'Afrique n'est pas un «continent en perdition» ; cette expression, on ne peut plus sommaire, néglige l'extrême diversité des pays et des milieux qui composent ce continent et, surtout, sous-estime et même ignore l'effervescente vitalité des populations africaines.
Face à des informations fragmentaires et superficielles, souvent biaisées par un pessimisme systématique, face à des images focalisées pour l'essentiel sur les maladies, les famines et les guerres, la CADE entend alerter les milieux associatifs, les médias, les responsables politiques et économiques ainsi que l'opinion publique sur cette dangereuse dérive en proposant un cadre de débats, d'échanges et d'analyses plus réalistes sur l'étonnante évolution de l'Afrique.
Lancé fin 1995, le réseau a effectivement débuté ses activités début 1996.

lundi, décembre 06, 2010

L'Afrique face à ses défis


En 2010 l'Afrique a connu une année d'élections présidentielles denses. Les dernières en date sont celles de la Côte d'Ivoire. Une fois les élections finies, toute l'Afrique fait un constat : le pays d'Houphoet a Deux Présidents. La soclution, nous l'attendons tous, car la Côte d'Ivoire est la locomotive de l'Afrique de L'ouest qui depuis les évènements douloureux du pays traine le pas et se laisse devancer par les autres communautés. L'urgence du règlement à l'amiable même si cela parait pour le moment impossible s'impose aux ivoiriens, aux africains et à la communauté internationale.

lundi, septembre 24, 2007

Qui dit mieux ?

Pour la quatrième année consécutive, la croissance économique de l’Afrique en 2006 était bien au-dessus des prévisions à long terme et devrait s’accélérer en 2007, déclare le rapport BAD-OCDE.

Shanghai, le 13 mai 2007 – Depuis vingt ans, l’Afrique enregistre ses taux de croissance les plus élevés. Avec un PIB annuel moyen de 5 % au cours des six dernières années, passé à 5,5 % en 2006, il devrait atteindre en 2007 les 6 %, révèle le nouveau rapport conjoint de la Banque africaine de développement et du Centre de développement de l’OCDE, dont le lancement a eu lieu dimanche 13 mai à Shanghai.

Selon le rapport des Perspectives économiques en Afrique 2006/7, les principaux piliers de cette performance ont été une forte demande externe en minerais métallifères et non métallifères, l’accroissement des investissements dans ces secteurs et de bonnes conditions climatiques favorables à l’agriculture. Le recours continu à des politiques macroéconomiques fortes dans la plupart des pays a renforcé de manière générale la confiance du milieu des affaires et entraîné une augmentation de l’investissement privé.

« Il reste encore au continent à accélérer et soutenir le niveau de croissance de 7 a 8% afin d’atteindre l’objectif du millénaire pour le développement (OMD) concernant la réduction de moitié de l’extrême pauvreté d’ici 2015» déclare M. Louis Kasekende, l’économiste en chef de la Banque africaine de développement.

Selon les nouvelles économies sud-africaines (NESA), qui comptent pour la moitié du PNB du continent et presque un tiers de sa population, dans les quatre plus grands pays d’Afrique (Afrique du Sud, Algérie, Nigeria et Egypte), la croissance est restée solide. Les pays des nouvelles économies sud-africaines ont enregistré un taux moyen de croissance annuel de 5,1 %. Dans les autres pays d’Afrique, les taux de croissance économique étaient même plus élevés, atteignant une moyenne de 6 %. Les pays exportateurs nets de pétrole ont enregistré dans l’ensemble de forts taux de croissance avoisinant les 5,9 %, tandis que les pays importateurs nets de pétrole ont enregistré un taux de croissance moyen de 5,2 %.

Si l’on regarde la situation des sous-régions, le taux de croissance moyen de l’Afrique du Sud devrait passer de 5,4 % en 2006 à 6,1 % en 2007. En Angola, le taux de croissance devrait doubler et atteindre les 27 % en 2007 (essentiellement du fait de l’essor, dans les nouveaux champs, de l’activité du secteur pétrolifère et, dans une moindre mesure, de l’expansion de la production de diamant). En Afrique du Sud, l’envolée de la consommation explique en grande partie le taux de croissance le plus élevé depuis la fin de l’apartheid, à 5 %.

Selon les projections pour l’Afrique du Sud, le PIB devrait rester stable et sa croissance avoisiner les 4,5 % en 2007 et 2008, marque d’une rupture importante par rapport aux taux de croissance relativement lents des dix dernières années. Au Zimbabwe, en 2006, l’activité économique a continué à ralentir, reculant de 5 %.La croissance du PIB des pays d’Afrique du Nord devrait se maintenir autour des 6% en 2007 et 2008 en raison des taux de croissance exceptionnels attendus en Mauritanie et au Soudan, majoritairement issus de l’augmentation de la production de gaz et de pétrole. Un fort taux de croissance ressort également en Egypte (6,8 %). Au Maroc, le redressement de la production agricole et la fin de la période de sécheresse ont permis d’enregistrer en 2006 un taux de croissance du PNB de 7,3 %.

La croissance économique des pays d’Afrique de l’Ouest devrait s’accélérer et passer de 4,8 % en 2006 à 5,9 % en 2007. Au Nigeria, la croissance du PNB de 5,3 % en 2006 devrait évoluer vers les 7 % en 2007 du fait de l’emballement récent des prix du pétrole, du développement de l’activité pétrolière qui a suivi le retour de la stabilité dans la région du delta du Niger et de la croissance rapide et continue des secteurs non reliés au pétrole de l’agriculture et des services. Les performances de la Sierra Leone et du Ghana ont continué à être relativement fortes en 2006 (7,4 % et 6,1 % respectivement). Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la situation politique de la Côte d’Ivoire et la réduction de la production de céréales et d’arachides ainsi que le déclin de la production industrielle ont affecté les performances économiques de 2006.

La croissance moyenne du PNB en Afrique centrale devrait passer de 3,9 % en 2006 à 5,2 % en 2007 puis s’accélérer en 2008 pour atteindre les 6,3 %. Toutefois, des prévisions de croissance optimistes sont observées pour la République centrafricaine et le Rwanda. Pour la République Démocratique du Congo, la croissance devrait se maintenir au niveau de 2006 (6,2 %), en majeure partie du fait de l’accroissement des dons en faveur de la reconstruction.

(BAD)