mardi, mai 23, 2006

Du mauvais au bon

Un bilan saisissant

C’est en Afrique subsaharienne que l’on retrouve les 2/3 des nouveaux cas de VIH et les 3/4 des décès qui y sont liés.
Vingt-huit millions de personnes – chiffre de peu inférieur à celui de la population du Canada – sont aujourd’hui infectées par le virus.
Certains pays de l’Afrique, notamment ceux de l’est et de l’ouest, enregistrent un ralentissement de la propagation du VIH/sida depuis quelques années.

Les jeunes à risque

Plus de 47 % de la population africaine a entre cinq et vingt-quatre ans.
Le taux de mortalité infantile en Afrique s’élève à 90 enfants morts pour 1 000 naissances vivantes; au Canada, le ratio s’élève à 5,5 décès pour 1 000 naissances.

L’exode des cerveaux

L’Afrique a le taux de chômage chez les jeunes le plus élevé du monde (25,6 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 21 % en Afrique subsaharienne).
L’Afrique perd environ 20 000 professionnels par année aux profits des pays industrialisés.

Un bond en avant

· L’Afrique subsaharienne compte 15 lignes téléphoniques principales pour chaque tranche de 1 000 personnes; au Canada, on en compte 676.
· Le marché africain des télécommunications mobiles connaît l’expansion la plus rapide du monde; sept téléphones sur dix en Afrique sont des téléphones mobiles.
· En 2000, le nombre de téléphones mobiles distribués surpassait le nombre de lignes fixes installées au cours du siècle dernier.

Urbanisation galopante

Le continent africain connaît la croissance urbaine la plus rapide au monde. D’ici à 2030, la moitié de sa population vivra et travaillera en milieu urbain.
72 % de la population urbaine d’Afrique vit dans des bidonvilles.
Seul 7,5 % de la population des villes vit dans des demeures qui sont reliées à un réseau d’égouts.

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lundi, mai 15, 2006

Le Sida


Le Sida, une maladie que l'on noublie souvent, si nous voulons nous réveiller il va falloir en tenir compte aussi. voici ce que je vous propose :

Un bilan saisissant

C’est en Afrique subsaharienne que l’on retrouve les 2/3 des nouveaux cas de VIH et les 3/4 des décès qui y sont liés.
Vingt-huit millions de personnes – chiffre de peu inférieur à celui de la population du Canada – sont aujourd’hui infectées par le virus.
Certains pays de l’Afrique, notamment ceux de l’est et de l’ouest, enregistrent un ralentissement de la propagation du VIH/sida depuis quelques années.

Qu'est ce que le VIH ?
Le terme désigne l'infection au virus d'immunodéficience humaine. Le sigle SIDA est employé pour le syndrome d'immunodéficience acquise, les manifestations cliniques d'un stade avancé de la maladie. Le VIH s'attaque aux cellules qui défendent l'organisme contre les infections. Depuis longtemps, ce virus ne touche plus seulement les homosexuels et les toxicomanes.Il y a dix ans, en France, on comptait 1 femme pour 7 hommes parmi les cas de sida. Aujourd'hui on dénombre 1 femme pour 3 hommes. En 2004, 43 % des personnes contaminées étaient des femmes.


Pourquoi et comment se faire dépister ?

Le test, entièrement gratuit et totalement anonyme, se fait sans ordonnance dans une Consultation de dépistage anonyme et gratuit. Il n'est pas utile d'être à jeun pour la prise de sang. Le résultat s'obtient en général en une semaine. Si le test de dépistage pratiqué est positif, c'est qu'il y a eu contamination par le VIH. Une prise en charge est alors proposée. Si le test est négatif, il faudra en refaire un autre. Le dépistage est essentiel. Parce qu'ils ne connaissaient pas leur statut sérologique, certains patients commencent un traitement alors que leur santé est déjà dégradée. Les thérapies sont alors beaucoup moins efficaces. Le festival Solidays proposera d'ailleurs cette année et pour la première fois un centre de dépistage.

Comment se protéger ?

Quel que soit le type de pénétration, il faut utiliser un préservatif à la norme NF. Lorsque l'un des partenaires est séropositif, le virus se transmet si les relations sexuelles ne sont pas protégées. Lors des pénétrations, un gel lubrifiant à base d'eau évite la rupture. Ce gel est disponible en pharmacie ou en grande surface.

Et pour les femmes ?
Physiologiquement, Le risque de contamination chez la femme est de deux à quatre fois supérieur que chez l'homme d'où l'importance de la protection. Le préservatif féminin est disponible dans les pharmacies et gratuitement dans les antennes de l'association Aides. Bien utilisés, les préservatifs masculin et féminin sont efficaces à 100 %. Une mère peut aussi le transmettre à son enfant lors de la grossesse, l'accouchement et l'allaitement, mais un traitement existe pour prévenir cette transmission.

Quels sont les symptômes ressentis en cas de contamination ?

Fièvre, angine et ganglions apparaissent fréquemment entre huit jours et trois à quatre semaines après la contamination. Il faut consulter rapidement un médecin. Mais seul un test de dépistage pourra déterminer s'il y a eu infection. Il est également tout à fait possible d'être contaminé(e) sans ressentir le moindre symptôme. Mieux vaut donc être vigilant.

Témoignage « Mon bébé a été sauvé du VIH »

Au Botswana, plus de 37 % des femmes enceintes qui font le test du sida sont séropositives. Et près de 50 % des jeunes. Déterminé à « faire la guerre au sida », le gouvernement, en partenariat avec l’Unicef, assure la gratuité des tests et des traitements anti-rétroviraux. Grâce à un protocole de soins, des nourrissons sont désormais épargnés par le virus à la naissance. Témoignage.

Enceinte mais séropositive

Elle s'appelle Sara et vit à Gabane, un petit village du Botswana, au sud de l'Afrique. En 2001, cette jeune femme à l'allure encore adolescente s'aperçoit qu'elle est enceinte. Enceinte, mais aussi séropositive. « Quand je suis allée à la clinique pour passer ma première visite prénatale, on m'a proposé de faire un test de dépistage du VIH. Tranquille, j'ai accepté. Et là, le choc ! ». Sara interroge les médecins sur l'avenir de son bébé : « Va-t-il naître avec le virus du sida ? Va-t-il mourir ? Peut-on le sauver ? »


Traitement pendant la grossesse et à l'accouchement
La clinique propose alors à la future maman un traitement AZT pendant sa grossesse, avec une double dose au moment de l'accouchement. « On m'a expliqué qu'avec cette prise en charge médicale le nombre de bébés séropositifs était passé de 40 % à 20 % en deux ans ». Le 27 mai 2002, Sara met au monde un petit garçon, Eliot. « Avant de savoir s'il était ou non porteur du VIH, j'ai dû attendre six semaines la peur au ventre ».


Le sida reste tabou

Suivant le programme PMTCT à la lettre, la jeune maman renonce à donner le sein à son bébé. L'allaitement est en effet un facteur de risque important de contamination. Mais, en Afrique, donner des biberons de lait en poudre à un nourrisson est contre-nature. Dans le village, c'est aussi un facteur de stigmatisation. « Les gens disent : si elle n'allaite pas son enfant, c'est qu'elle a le sida. Et le sida reste tabou. Cela n'a pas été facile, mais j'ai donné à mon fils toutes les chances de vivre. »Sara a eu raison. Le premier test s'est révélé négatif. Le second aussi. « J'estime que mon bébé a été sauvé grâce à ce protocole de soins. Evidemment, moi, je reste séropositive. Il m'arrive d'avoir des crises d'herpès, signe que la maladie évolue », témoigne la jeune femme de 27 ans, qui a rejoint la soixantaine de bénévoles de son village. « Je participe aux soins à domicile. Et avec d'autres personnes séropositives, nous organisons des réunions pour sensibiliser les gens, et surtout les jeunes, à se prendre en charge, faire un test de dépistage, se soigner, utiliser des préservatifs. Aujourd'hui, je n'ai plus peur de dire que je suis séropositive. Pas peur non plus de dire que j'ai changé ma façon de vivre, car je ne veux pas transmettre le virus. Oui, j'ai le VIH, mais je le garde pour moi. »

A vous la Parole