Où est le continent africain à l’aube du XXI è siècle ? Pour certains auteurs, tels Yves Lacoste, l’Afrique « est le désastre du Tiers monde ». D’autres au contraire, comme Roland Pourtier, insistent sur la « remarquable stabilité » du continent après quatre décennies d’indépendance :les désordres actuels et la criminalisation des Etats ne remettraient pas en cause les dynamiques de constructions d’Etats-nations, ils seraient précisément les ferments de la recomposition des pouvoirs à l’œuvre actuellement dans le continent, une recomposition qui obéirait cette fois à des logiques internes, non plus au seul jeu des influences extérieures.
Dans le regard occidental qui a très longtemps dominé les approches de ce continent, l’Afrique s’assimilait à un continent figé, secoué par une succession de crises. A cette vision pessimiste, négative, les africains veulent désormais substituer une vision dynamique : ils insistent sur la force des mutations en cours, sur l’ampleur des mobilités. Des mobilités autant spatiales qu’identitaires, qui expliquent que les sociétés africaines se soient continuellement adaptées aux situations nouvelles, aux chocs externes comme aux mutations internes.
vendredi, août 31, 2007
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