La restructuration bancaire des années 90 a été effectuée dans la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) comme dans toute la zone franc, sous hypothèse d’un système bancaire au service du développement de l’économie. Le résultat s’en est trouvé biaisé dans un marché dominé par les banques d’origine étrangère dont le principal souci est la réalisation du bénéfice maximum dans des conditions optimales de sécurité. L’aggravation du hiatus entre la banque et le tissu social qui s’en est suivi va doper le secteur de la microfinance dominé par les coopératives d’épargne et de crédit. La prise en charge de ce secteur par les pouvoirs publics permet de le sécuriser et de le dynamiser. Malheureusement, de nombreuses faiblesses structurelles l’empêchent d’offrir des solutions de rechange satisfaisantes aux carences de l’intermédiation bancaire. La conflictualité des relations entre les deux secteurs compromet davantage l’efficacité du système d’intermédiation financière dont ni l’une ni l’autre composante ne fournit des solutions idoines aux besoins de la population. L’élaboration des stratégies pour y remédier est l’objet de cette étude. Elle indique les voies à suivre par toutes les parties prenantes de l’intermédiation financière, notamment l’Etat et les bailleurs de fonds qui doivent poursuivre les reformes de l’ensemble du système financier. Les buts visés sont principalement le renforcement des capacités de la microfinance et la domestication des objectifs des banques. L’implication de la microfinance et surtout de la banque par le réexamen de leur modus operandi devrait permettre d’arriver à une convergence de leurs objectifs et bénéficier à tout le système d’intermédiation financière.
etude gratuite sur :
http://www.lamicrofinance.org/resource_centers/systemeinformation/documents/?ft_order=date
Mbouombouo Ndam
vendredi, avril 27, 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire