mercredi, juillet 11, 2007

Où Allons nous ?

Aujourd’hui c’est à croire que nous sommes maudits, nous les africains. Oh non je ne suis pas fou je ne fais que dire la vérité. Mais de quelle vérité parle –t-il ? Diriez vous.

Et bien il s’agit de la vérité sur l’état de l’Afrique. Au moment où les grandes puissances veulent renforcer leur pourvoir, nous en Afrique nous en sommes toujours à l’état primitif, il y a quand même des progrès me direz vous ! Moi je vous rappelle seulement une chose lisez vous verrez que rien n’a changé, les nouvelles générations ont fait pire que ceux de la génération passée.

Témoin de la vérité et de la souffrance, Patrice Lumumba disait dans son discours à la cérémonie de l’indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960 : « ... cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise. C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force.

Ce qui fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.

Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des Nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?

Nous avons connu nos terres spoliés au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un Noir, connu les souffrances atroces des relégués pour opinions publiques ou croyances religieuses. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : q’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches au pied du Blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous qui avons souffert dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous disons, tout cela est désormais fini... »

Textes et documents, n° 123, Ministère des Affaires étrangères, Bruxelles

Déjà à cette époque tout était fait pour que nous nous prenions en main, 40 ans après nous tendons toujours les mains, honte à nous.

Réveillez vous chers chefs d’Etats, nos pays ont du talent, je vous en supplie aidez nous à mieux aider notre continent, soyez courageux.

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