Pour la quatrième année consécutive, la croissance économique de l’Afrique en 2006 était bien au-dessus des prévisions à long terme et devrait s’accélérer en 2007, déclare le rapport BAD-OCDE.
Shanghai, le 13 mai 2007 – Depuis vingt ans, l’Afrique enregistre ses taux de croissance les plus élevés. Avec un PIB annuel moyen de 5 % au cours des six dernières années, passé à 5,5 % en 2006, il devrait atteindre en 2007 les 6 %, révèle le nouveau rapport conjoint de la Banque africaine de développement et du Centre de développement de l’OCDE, dont le lancement a eu lieu dimanche 13 mai à Shanghai.
Selon le rapport des Perspectives économiques en Afrique 2006/7, les principaux piliers de cette performance ont été une forte demande externe en minerais métallifères et non métallifères, l’accroissement des investissements dans ces secteurs et de bonnes conditions climatiques favorables à l’agriculture. Le recours continu à des politiques macroéconomiques fortes dans la plupart des pays a renforcé de manière générale la confiance du milieu des affaires et entraîné une augmentation de l’investissement privé.
« Il reste encore au continent à accélérer et soutenir le niveau de croissance de 7 a 8% afin d’atteindre l’objectif du millénaire pour le développement (OMD) concernant la réduction de moitié de l’extrême pauvreté d’ici 2015» déclare M. Louis Kasekende, l’économiste en chef de la Banque africaine de développement.
Selon les nouvelles économies sud-africaines (NESA), qui comptent pour la moitié du PNB du continent et presque un tiers de sa population, dans les quatre plus grands pays d’Afrique (Afrique du Sud, Algérie, Nigeria et Egypte), la croissance est restée solide. Les pays des nouvelles économies sud-africaines ont enregistré un taux moyen de croissance annuel de 5,1 %. Dans les autres pays d’Afrique, les taux de croissance économique étaient même plus élevés, atteignant une moyenne de 6 %. Les pays exportateurs nets de pétrole ont enregistré dans l’ensemble de forts taux de croissance avoisinant les 5,9 %, tandis que les pays importateurs nets de pétrole ont enregistré un taux de croissance moyen de 5,2 %.
Si l’on regarde la situation des sous-régions, le taux de croissance moyen de l’Afrique du Sud devrait passer de 5,4 % en 2006 à 6,1 % en 2007. En Angola, le taux de croissance devrait doubler et atteindre les 27 % en 2007 (essentiellement du fait de l’essor, dans les nouveaux champs, de l’activité du secteur pétrolifère et, dans une moindre mesure, de l’expansion de la production de diamant). En Afrique du Sud, l’envolée de la consommation explique en grande partie le taux de croissance le plus élevé depuis la fin de l’apartheid, à 5 %.
Selon les projections pour l’Afrique du Sud, le PIB devrait rester stable et sa croissance avoisiner les 4,5 % en 2007 et 2008, marque d’une rupture importante par rapport aux taux de croissance relativement lents des dix dernières années. Au Zimbabwe, en 2006, l’activité économique a continué à ralentir, reculant de 5 %.La croissance du PIB des pays d’Afrique du Nord devrait se maintenir autour des 6% en 2007 et 2008 en raison des taux de croissance exceptionnels attendus en Mauritanie et au Soudan, majoritairement issus de l’augmentation de la production de gaz et de pétrole. Un fort taux de croissance ressort également en Egypte (6,8 %). Au Maroc, le redressement de la production agricole et la fin de la période de sécheresse ont permis d’enregistrer en 2006 un taux de croissance du PNB de 7,3 %.
La croissance économique des pays d’Afrique de l’Ouest devrait s’accélérer et passer de 4,8 % en 2006 à 5,9 % en 2007. Au Nigeria, la croissance du PNB de 5,3 % en 2006 devrait évoluer vers les 7 % en 2007 du fait de l’emballement récent des prix du pétrole, du développement de l’activité pétrolière qui a suivi le retour de la stabilité dans la région du delta du Niger et de la croissance rapide et continue des secteurs non reliés au pétrole de l’agriculture et des services. Les performances de la Sierra Leone et du Ghana ont continué à être relativement fortes en 2006 (7,4 % et 6,1 % respectivement). Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la situation politique de la Côte d’Ivoire et la réduction de la production de céréales et d’arachides ainsi que le déclin de la production industrielle ont affecté les performances économiques de 2006.
La croissance moyenne du PNB en Afrique centrale devrait passer de 3,9 % en 2006 à 5,2 % en 2007 puis s’accélérer en 2008 pour atteindre les 6,3 %. Toutefois, des prévisions de croissance optimistes sont observées pour la République centrafricaine et le Rwanda. Pour la République Démocratique du Congo, la croissance devrait se maintenir au niveau de 2006 (6,2 %), en majeure partie du fait de l’accroissement des dons en faveur de la reconstruction.
(BAD)
lundi, septembre 24, 2007
vendredi, août 31, 2007
Un continent en « réserve de développement »
Où est le continent africain à l’aube du XXI è siècle ? Pour certains auteurs, tels Yves Lacoste, l’Afrique « est le désastre du Tiers monde ». D’autres au contraire, comme Roland Pourtier, insistent sur la « remarquable stabilité » du continent après quatre décennies d’indépendance :les désordres actuels et la criminalisation des Etats ne remettraient pas en cause les dynamiques de constructions d’Etats-nations, ils seraient précisément les ferments de la recomposition des pouvoirs à l’œuvre actuellement dans le continent, une recomposition qui obéirait cette fois à des logiques internes, non plus au seul jeu des influences extérieures.
Dans le regard occidental qui a très longtemps dominé les approches de ce continent, l’Afrique s’assimilait à un continent figé, secoué par une succession de crises. A cette vision pessimiste, négative, les africains veulent désormais substituer une vision dynamique : ils insistent sur la force des mutations en cours, sur l’ampleur des mobilités. Des mobilités autant spatiales qu’identitaires, qui expliquent que les sociétés africaines se soient continuellement adaptées aux situations nouvelles, aux chocs externes comme aux mutations internes.
Dans le regard occidental qui a très longtemps dominé les approches de ce continent, l’Afrique s’assimilait à un continent figé, secoué par une succession de crises. A cette vision pessimiste, négative, les africains veulent désormais substituer une vision dynamique : ils insistent sur la force des mutations en cours, sur l’ampleur des mobilités. Des mobilités autant spatiales qu’identitaires, qui expliquent que les sociétés africaines se soient continuellement adaptées aux situations nouvelles, aux chocs externes comme aux mutations internes.
mercredi, juillet 11, 2007
Où Allons nous ?
Aujourd’hui c’est à croire que nous sommes maudits, nous les africains. Oh non je ne suis pas fou je ne fais que dire la vérité. Mais de quelle vérité parle –t-il ? Diriez vous.
Et bien il s’agit de la vérité sur l’état de l’Afrique. Au moment où les grandes puissances veulent renforcer leur pourvoir, nous en Afrique nous en sommes toujours à l’état primitif, il y a quand même des progrès me direz vous ! Moi je vous rappelle seulement une chose lisez vous verrez que rien n’a changé, les nouvelles générations ont fait pire que ceux de la génération passée.
Témoin de la vérité et de la souffrance, Patrice Lumumba disait dans son discours à la cérémonie de l’indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960 : « ... cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise. C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force.
Ce qui fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.
Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des Nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?
Nous avons connu nos terres spoliés au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un Noir, connu les souffrances atroces des relégués pour opinions publiques ou croyances religieuses. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : q’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches au pied du Blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous qui avons souffert dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous disons, tout cela est désormais fini... »
Textes et documents, n° 123, Ministère des Affaires étrangères, Bruxelles
Déjà à cette époque tout était fait pour que nous nous prenions en main, 40 ans après nous tendons toujours les mains, honte à nous.
Réveillez vous chers chefs d’Etats, nos pays ont du talent, je vous en supplie aidez nous à mieux aider notre continent, soyez courageux.
Et bien il s’agit de la vérité sur l’état de l’Afrique. Au moment où les grandes puissances veulent renforcer leur pourvoir, nous en Afrique nous en sommes toujours à l’état primitif, il y a quand même des progrès me direz vous ! Moi je vous rappelle seulement une chose lisez vous verrez que rien n’a changé, les nouvelles générations ont fait pire que ceux de la génération passée.
Témoin de la vérité et de la souffrance, Patrice Lumumba disait dans son discours à la cérémonie de l’indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960 : « ... cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul congolais digne ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise. C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force.
Ce qui fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.
Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des Nègres. Qui oubliera qu’à un Noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?
Nous avons connu nos terres spoliés au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un Noir, connu les souffrances atroces des relégués pour opinions publiques ou croyances religieuses. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : q’un Noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un Noir voyageait à même la coque des péniches au pied du Blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous qui avons souffert dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous disons, tout cela est désormais fini... »
Textes et documents, n° 123, Ministère des Affaires étrangères, Bruxelles
Déjà à cette époque tout était fait pour que nous nous prenions en main, 40 ans après nous tendons toujours les mains, honte à nous.
Réveillez vous chers chefs d’Etats, nos pays ont du talent, je vous en supplie aidez nous à mieux aider notre continent, soyez courageux.
mercredi, mai 30, 2007
Nous vivons dans un monde déséquilibré
Sur les six milliards d’habitants du monde, seul un milliard vit dans les pays développés alors que les cinq autres survivent avec moins d’un dollar EU par jour.
Pas moins de 80 % des ressources mondiales sont actuellement détenues par le milliard de personnes vivant dans les pays développés. Ce qui ne laisse en fin de compte que 20 % des ressources planétaires aux cinq autres milliards de personnes.
Et si nous ne faisons rien, les écarts risquent encore d’augmenter… La croissance démographique dans les pays en voie de développement est plus rapide que dans les pays riches. Environ 2 milliards de personnes naîtront dans les 25 prochaines années.
Un pays peut avoir des ingénieurs pour construire des ponts mais pas assez d’argent pour construire ces infrastructures. D’autres peuvent avoir l’argent mais pas les compétences techniques. Certains ont à la fois besoin d’argent et d’expertise. D’autres pays n’ont pas les compétences nécessaires pour construire leurs infrastructures et ont auparavant besoin de former leurs futurs ingénieurs.
Les pays pauvres ne peuvent pas s’en sortir seuls. Ils ont besoin d’aide pour se développer, éradiquer la faim, instaurer la stabilité et la paix. Il leur faut créer des conditions de vie acceptables pour tous et offrir à chaque citoyen la possibilité de choisir son mode de vie.
Aucun pays ne vit seul au monde Le commerce, les finances, l’environnement, les drogues, le crime, la migration, les maladies/épidémies, sont autant de matières qui traversent inévitablement les frontières. Les problèmes dans l’un ou l’autre des pays affectent les autres : un conflit national peut avoir des conséquences qui vont bien au-delà de ses frontières. C’est également le cas des maladies et des épidémies, des flux de réfugiés et des perturbations commerciales.
La vraie question c'est de savoir : En quoi suis-je concerné ?
Pas moins de 80 % des ressources mondiales sont actuellement détenues par le milliard de personnes vivant dans les pays développés. Ce qui ne laisse en fin de compte que 20 % des ressources planétaires aux cinq autres milliards de personnes.
Et si nous ne faisons rien, les écarts risquent encore d’augmenter… La croissance démographique dans les pays en voie de développement est plus rapide que dans les pays riches. Environ 2 milliards de personnes naîtront dans les 25 prochaines années.
Un pays peut avoir des ingénieurs pour construire des ponts mais pas assez d’argent pour construire ces infrastructures. D’autres peuvent avoir l’argent mais pas les compétences techniques. Certains ont à la fois besoin d’argent et d’expertise. D’autres pays n’ont pas les compétences nécessaires pour construire leurs infrastructures et ont auparavant besoin de former leurs futurs ingénieurs.
Les pays pauvres ne peuvent pas s’en sortir seuls. Ils ont besoin d’aide pour se développer, éradiquer la faim, instaurer la stabilité et la paix. Il leur faut créer des conditions de vie acceptables pour tous et offrir à chaque citoyen la possibilité de choisir son mode de vie.
Aucun pays ne vit seul au monde Le commerce, les finances, l’environnement, les drogues, le crime, la migration, les maladies/épidémies, sont autant de matières qui traversent inévitablement les frontières. Les problèmes dans l’un ou l’autre des pays affectent les autres : un conflit national peut avoir des conséquences qui vont bien au-delà de ses frontières. C’est également le cas des maladies et des épidémies, des flux de réfugiés et des perturbations commerciales.
La vraie question c'est de savoir : En quoi suis-je concerné ?
mercredi, mai 16, 2007
Diagnostics qui doivent être nuancés

Certes, L’Afrique présente globalement de très mauvais indicateurs sociaux et économiques ; certes, elle paraît le continent le plus « mal parti » dans la course au développement. Et pourtant, il est nécessaire d’y regarder de plus près pour nuancer le tableau catastrophique présenté souvent sans nuance par les médias, voire par les pays Africains eux-mêmes pour bénéficier d’un traitement dans le enceintes internationales et mobiliser la rente de l’aide humanitaire. Tous ceux qui connaissent bien l’Afrique, qui y vivent ou s’y rendent fréquemment, sont surpris par le décalage existant entre ce qu’ils entendent dire du continent et la réalité d’une société active, toujours en mouvement, en perpétuelle créativité pour innover et s’adapter à la pénurie des services officiels.
Libellés :
Afrique,
statistiques de l'Afrique,
Sylvie Brunel
vendredi, avril 27, 2007
Banque contre microfinance : les enjeux de l'intermédiation financière dans la zone CEMAC
La restructuration bancaire des années 90 a été effectuée dans la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) comme dans toute la zone franc, sous hypothèse d’un système bancaire au service du développement de l’économie. Le résultat s’en est trouvé biaisé dans un marché dominé par les banques d’origine étrangère dont le principal souci est la réalisation du bénéfice maximum dans des conditions optimales de sécurité. L’aggravation du hiatus entre la banque et le tissu social qui s’en est suivi va doper le secteur de la microfinance dominé par les coopératives d’épargne et de crédit. La prise en charge de ce secteur par les pouvoirs publics permet de le sécuriser et de le dynamiser. Malheureusement, de nombreuses faiblesses structurelles l’empêchent d’offrir des solutions de rechange satisfaisantes aux carences de l’intermédiation bancaire. La conflictualité des relations entre les deux secteurs compromet davantage l’efficacité du système d’intermédiation financière dont ni l’une ni l’autre composante ne fournit des solutions idoines aux besoins de la population. L’élaboration des stratégies pour y remédier est l’objet de cette étude. Elle indique les voies à suivre par toutes les parties prenantes de l’intermédiation financière, notamment l’Etat et les bailleurs de fonds qui doivent poursuivre les reformes de l’ensemble du système financier. Les buts visés sont principalement le renforcement des capacités de la microfinance et la domestication des objectifs des banques. L’implication de la microfinance et surtout de la banque par le réexamen de leur modus operandi devrait permettre d’arriver à une convergence de leurs objectifs et bénéficier à tout le système d’intermédiation financière.
etude gratuite sur :
http://www.lamicrofinance.org/resource_centers/systemeinformation/documents/?ft_order=date
Mbouombouo Ndam
etude gratuite sur :
http://www.lamicrofinance.org/resource_centers/systemeinformation/documents/?ft_order=date
Mbouombouo Ndam
lundi, avril 23, 2007
Qui souhaite investir en zone franc ?

La parité du CFA est, in fine, définie par le seul objectif de la BCE (banque centrale Européenne) de lutte contre l’inflation dans la zone euro ! En cinq ans, le dollar, monnaie dans laquelle sont cotés la plupart des produits d’exportation africains, et le yuan, monnaie qui détermine les prix des principaux biens de consommation importés en Afrique, se sont dépréciés d’au moins 40 % par rapport à l’euro. Dans un tel contexte, le maintien d’une parité fixe euro fixe CFA, étrangle lentement, mais sûrement, les pays de la zone franc.
Il n’y a pas d’avenir possible pour ces pays si le garrot d’une parité définie à Francfort en fonction de considérations qui n’ont rien à voir avec les préoccupations africaines n’est pas brisé. Un cas exemplaire nous est offert par la situation dramatique du coton africain. On en a beaucoup parlé dans les conférences internationales, à l’OMC, plus récemment au sommet France-Afrique de cannes, et aussi avec le livre d’Erik Orsenna (« Voyage aux pays du coton » Fayard). Après quarante ans d’efforts, la zone franc est devenue le deuxième exportateur mondial de coton…mais les filières qui font vivre près de 30 millions d’africains sont toutes en faillite.
Le problème ne vient pas des cours. La filière du coton africain était en meilleur santé en 2001, quand la livre valait 42 cents, qu’aujourd’hui, malgré un prix à 57 cents. Le problème Vient pour l’essentiel des évolutions monétaires. Cessons de se passer le mistigri comme à Cannes. Nous pouvons dénoncer la politique commerciale du gouvernement Bush, mais non la dicter. En revanche, il y‘a deux mesures concrètes que la France devrait prendre en concertation avec les pays concernés pour sauver ces secteurs vitaux pour des régions qui sont, rappelons-le, parmi les principales zones d’émigration vers la France.
Vu l’urgence, il faut d’abord subventionner ces filières coton africaines pour couvrir leurs pertes, ce qui coûte environ 200 millions d’euros par an C’est à peine plus de 2 % de cette APD, malheureusement largement virtuelle, que nous affichons glorieusement … Et la France pourrait entrainer dans cette tâche une aide européenne. Ensuite, il faut sortir de cette mécanique absurde de la parité fixe entre le CFA et l’euro, ce qui exige un consensus et par conséquent des délais. Seules une correction de parité et la mise en place d’un mécanisme d’ajustement souple, liant par exemple le CFA à un panier de monnaies incluant l’euro, le dollar et le yuan, permettront à ce secteur de retrouver sa compétitivité. Ce qui est vrai du coton l’est pour d’autres secteurs productifs exportateurs (caoutchouc, huile de palme, banane, ananas…) ou soumis à la concurrence internationale (industrie, production locale riz…). Ces secteurs sont étranglés par une parité inadaptée qui facilite la pénétration des produits de consommation chinois et des produits agroalimentaires subventionnés par européens. Qui souhaite investir en zone franc dans un tel contexte ?
Certains milieux se font une spécialité de dénoncer les méfaits d’une France néocoloniale en Afrique. Près de cinquante ans après les indépendances, la plupart de ces dénonciations sont surréalistes. Mais il est un domaine où la responsabilité de la France est rarement citée mais gravement engagée : le refus d’ajuster le taux de change du CFA tout au long de la seconde moitié des années 1980 et le début des années 1990 a fait perdre au moins une décennie à la zone franc. Cette situation a contribué à l’effondrement de la côté d’Ivoire. Maintenant que nous en connaissons les conséquences dramatiques, ne recommençons pas cette erreur.
Serge MICHAILOF
Professeur à Science Po en France
Il n’y a pas d’avenir possible pour ces pays si le garrot d’une parité définie à Francfort en fonction de considérations qui n’ont rien à voir avec les préoccupations africaines n’est pas brisé. Un cas exemplaire nous est offert par la situation dramatique du coton africain. On en a beaucoup parlé dans les conférences internationales, à l’OMC, plus récemment au sommet France-Afrique de cannes, et aussi avec le livre d’Erik Orsenna (« Voyage aux pays du coton » Fayard). Après quarante ans d’efforts, la zone franc est devenue le deuxième exportateur mondial de coton…mais les filières qui font vivre près de 30 millions d’africains sont toutes en faillite.
Le problème ne vient pas des cours. La filière du coton africain était en meilleur santé en 2001, quand la livre valait 42 cents, qu’aujourd’hui, malgré un prix à 57 cents. Le problème Vient pour l’essentiel des évolutions monétaires. Cessons de se passer le mistigri comme à Cannes. Nous pouvons dénoncer la politique commerciale du gouvernement Bush, mais non la dicter. En revanche, il y‘a deux mesures concrètes que la France devrait prendre en concertation avec les pays concernés pour sauver ces secteurs vitaux pour des régions qui sont, rappelons-le, parmi les principales zones d’émigration vers la France.
Vu l’urgence, il faut d’abord subventionner ces filières coton africaines pour couvrir leurs pertes, ce qui coûte environ 200 millions d’euros par an C’est à peine plus de 2 % de cette APD, malheureusement largement virtuelle, que nous affichons glorieusement … Et la France pourrait entrainer dans cette tâche une aide européenne. Ensuite, il faut sortir de cette mécanique absurde de la parité fixe entre le CFA et l’euro, ce qui exige un consensus et par conséquent des délais. Seules une correction de parité et la mise en place d’un mécanisme d’ajustement souple, liant par exemple le CFA à un panier de monnaies incluant l’euro, le dollar et le yuan, permettront à ce secteur de retrouver sa compétitivité. Ce qui est vrai du coton l’est pour d’autres secteurs productifs exportateurs (caoutchouc, huile de palme, banane, ananas…) ou soumis à la concurrence internationale (industrie, production locale riz…). Ces secteurs sont étranglés par une parité inadaptée qui facilite la pénétration des produits de consommation chinois et des produits agroalimentaires subventionnés par européens. Qui souhaite investir en zone franc dans un tel contexte ?
Certains milieux se font une spécialité de dénoncer les méfaits d’une France néocoloniale en Afrique. Près de cinquante ans après les indépendances, la plupart de ces dénonciations sont surréalistes. Mais il est un domaine où la responsabilité de la France est rarement citée mais gravement engagée : le refus d’ajuster le taux de change du CFA tout au long de la seconde moitié des années 1980 et le début des années 1990 a fait perdre au moins une décennie à la zone franc. Cette situation a contribué à l’effondrement de la côté d’Ivoire. Maintenant que nous en connaissons les conséquences dramatiques, ne recommençons pas cette erreur.
Serge MICHAILOF
Professeur à Science Po en France
mardi, mars 20, 2007
Les débuts de la Chine ?
Depuis longtemps l’Afrique à bénéficier du" soutien" de l’Europe. Les grands pays qui que compte l’Afrique sont des ex colonies des pays du continent européen. En ce temps ou la l’Afrique faisait la fierté de l’Europe, elle était aidée soutenue et défendue par les Ex : colonisateurs. Mais derrière ce" soutien" il y a tant de malveillances et d' ignominies indescriptibles qui se révèlent au grand jour aujourd’hui, avec un héritage de corruption de coup bas, de pot de vin adoubé de coup d’état. Cependant à qui la faute ? Certainement pas aux capitalistes qui étaient à la poursuite de du profit mais plutôt aux africains eux mêmes. Le sentiment anti français, ou anti-blanc tout co nous révèle le « y en a marre » des procédés dans des européens. Heureusement il n’y a pas eu que de mal, que les occidentaux ont fait en Afrique, mais reconnaissons que les contreparties sont trop lourdes à supporter.
De toute façon l’heure n’est plus aux comptes sinon un inutile constat !
Aujourd’hui surmontés par leur propre problème et la prise de conscience de certains dirigeants de part et d’autres, en Afrique comme en Europe les relations Africano-européennes battent des ailes. Et qui entre jeu ? La CHINE , non seulement la Chine fait son entrée sur la scène mondiale, mais surtout une entrée fulgurante en Afrique.
Alors la question qu'on doit se poser : va –ton se faire encore piller une fois de plus ou allons nous nous défendre pour assurer l’avenir de nos enfants ?
Nous défendre ce n’est pas forcement de porter des armes , mais plutôt de poser les règles du jeu. Simple exemple : une création d’entreprise étrangère doit engendrer 80 % des emplois africains dans le pays où l'entreprise doit s'implanter .
S’il est vrai que le déploiement de la Chine dans le monde est spectaculaire, il est aussi vrai que les africains sont plus en plus murs dans leur prise de décision. Alors soyons décisifs. Et que nos dirigeants pensent un peu plus à leurs pauvres pays, à ' avenir de l'Afrique.
De toute façon l’heure n’est plus aux comptes sinon un inutile constat !
Aujourd’hui surmontés par leur propre problème et la prise de conscience de certains dirigeants de part et d’autres, en Afrique comme en Europe les relations Africano-européennes battent des ailes. Et qui entre jeu ? La CHINE , non seulement la Chine fait son entrée sur la scène mondiale, mais surtout une entrée fulgurante en Afrique.
Alors la question qu'on doit se poser : va –ton se faire encore piller une fois de plus ou allons nous nous défendre pour assurer l’avenir de nos enfants ?
Nous défendre ce n’est pas forcement de porter des armes , mais plutôt de poser les règles du jeu. Simple exemple : une création d’entreprise étrangère doit engendrer 80 % des emplois africains dans le pays où l'entreprise doit s'implanter .
S’il est vrai que le déploiement de la Chine dans le monde est spectaculaire, il est aussi vrai que les africains sont plus en plus murs dans leur prise de décision. Alors soyons décisifs. Et que nos dirigeants pensent un peu plus à leurs pauvres pays, à ' avenir de l'Afrique.
L’étiquette de l’Afrique
En Afrique, depuis déjà quatre ans les yeux du monde sont tournés vers les zones de conflit camouflant ainsi les progrès enregistrés. Une croissance de plus de 5 % se développe en Afrique très lentement mais surement. L’Afrique est sujette à des déclarations de désolation, on arrive même à " cimetière du monde", alors qu’il y a de bonnes volontés qui donnent le coup de départ d’un possible futur décollage, certes incertain dans l’avenir mais réalisable pour ceux qui ont la foi et la volonté. Oui la misère sévit, oui il y a des foyers de tension, mais il est grand temps de constater que de nombreux pays africains prennent de plus en plus conscience de la chance qu’ils ont à développer la démocratie. Les finances publiques sont mieux tenues, et les gains de plus en plus diversifiés sont largement répartis.
S’il est vrai que les maigres revenus des ressources naturelles ne vont qu’à une minorité dans la distribution, il y a tout de même de plus en plus un élargissement de la classe moyenne qui se développe tant bien que mal. Certes la classe moyenne ne se développe pas proportionnellement à la démographie sans cesse croissante, mais elle témoigne d' un signe de sortie de crise de ce continent dont on ne cesse de coller au dos, des surplus de malheurs qui n'existent presque plus. Il est temps de d'adopter une attitude positive dans les vrais sens du terme en Afrque pour les africains et envers les africains.
S’il est vrai que les maigres revenus des ressources naturelles ne vont qu’à une minorité dans la distribution, il y a tout de même de plus en plus un élargissement de la classe moyenne qui se développe tant bien que mal. Certes la classe moyenne ne se développe pas proportionnellement à la démographie sans cesse croissante, mais elle témoigne d' un signe de sortie de crise de ce continent dont on ne cesse de coller au dos, des surplus de malheurs qui n'existent presque plus. Il est temps de d'adopter une attitude positive dans les vrais sens du terme en Afrque pour les africains et envers les africains.
mardi, février 06, 2007
Pourquoi attendre le pire ?
Le « comment » est le vrai problème des hommes en ce moment, du sud comme du nord, sans toutefois polémiquer sur tout ce qui il y a derrière. Il est temps de voir clair, et d’anticiper tous les maux de notre monde pour garantir l’humanité, le monde ou encore une petite partie dite « civilisée » ne se mobilise que quand un malheur lui colle directement à la peau. L’exemple d’un problème à moitié résolu par le film « les indigènes » pour une reconnaissance des soldats Africains aux côtés de Français..., le réchauffement climatique qui commence à faire des dégâts, et des victimes suscite de l’attention et force la création d’une instance sous l’ONU, l’alarme a pourtant été donnée sonnée depuis des années et c’est aujourd’hui que nous nous bousculons.... Bien sur il est facile de le dire me dira t -on. Mais pour moi si aujourd’hui une prise de conscience est possible c’est à la limite possible depuis longtemps alors…. Le cas des immigrés, le cas échanges inéquitables, de l’injustice, de la pauvreté extrême, de la précarité, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la mauvaise gouvernance appuyée par des alliés, causent aujourd’hui, des déplacements non contrôlés, des foyers de tension un peu partout dans le monde, bref un écart de plus en plus grand entre le sud et le nord….Qu’est ce qu’il faut pour que nous nous penchions tous sur un cas et le résoudre définitivement et passer ensuite à un autre, et ainsi de suite ?
Pal
vendredi, janvier 19, 2007
Mon rêve pour mon pays
Mon rêve c’est de voir chaque togolais chaque matin réciter notre deuxième hymne qui devrait être à mon avis le premier : « Eternel Bénisse le Togo[1] ». C’est de voir un jour le Togo disposer de grandes écoles publiques d’ingénierie et de commerce, de facultés de médecine et une université par région. Mon rêve voudrait simplement voir les étudiants bénéficier d’une panoplie de stages durant leurs formations, et avoir la possibilité de travailler dans leurs pays une fois diplômés. Mon rêve c’est de voir un Togo doté de centres d’éducation et de centres de formation professionnelle pour ceux qui n’ont pas terminé leurs études. Mon rêve c’est de voir chaque togolais bénéficier de nos atouts majeurs à savoir la petitesse de notre superficie et des matières grises abondantes qui sommeillent en chaque togolais. Mon rêve, c’est que chaque togolais concourt à notre développement sans avoir à demander quoi que ce soit. Mon rêve, c’est aussi de voir nos Nanas Benz (grosses femmes commerçantes) dans chaque ville à la tête des marchés appelés plutôt centres commerciaux. Mon rêve c’est de voir des centres d’investissements régionaux installés dans chaque région pour faciliter la création d’entreprises et attirer les investisseurs étrangers.
Mon rêve, c’est de pouvoir admirer de vrais canards sauvages aller et venir sur la lagune de Bê et de vrais bateaux de pêche sur le lac Togo
C’est de voir des jardins, des espaces verts bien aménagés, des parcs d’attractions dans chaque ville, de voir l’effet d’entrainement, des villes de Lomé, Aného, Sokodé, Kara, Dapaong, Kpalimé, Atakpamé, Blitta et Niamtougou sur les autres villes. Mon rêve c’est de voir un stade de Football digne de ce nom dans chaque région, de voir de vrais parquets de basketball dans chaque ville et des terrains de jeux, de Tennis et autres. C’est aussi de voir nos sites touristiques, tels que les cases en argiles, la cascade de Kpémé, la faille d’Alédjo et bien d’autres valorisés. Mon rêve c’est de voir un Togo sans inondation ni boue durant la saison des pluies. Mon rêve c’est de voir chaque village se doter d’un système de canalisation, de distribution d’eau, et d’énergie.
Mon rêve est simple, c’est que les Militaires ou les policiers soient présents seulement pour protéger les togolais contre des bandits, et les voir le moins possible, quel havre de paix n’est ce pas !
Mon rêve c’est de voir le Togo vendre la tomate au Burkina, et le maïs au Bénin. Mon rêve c’est de voir des labels produire nos jeunes et talentueux chanteurs togolais. Oui, c’est cela mon rêve rien à voir avec une politique car la politique n’est ni une morale ni une logique, mais une dynamique généralement irrationnelle[2]. Cependant si nous ne la faisons pas elle nous fera, alors mon rêve de la première nuit, c’est de voir des réunions du président togolais avec les jeunes, les étudiants, les chefs militaires, les chefs de villages, les directeurs, les préfets, les maires, et les ministres pour recueillir leurs inquiétudes, et créer une cellule de crise à côté du gouvernement pour veiller à la construction d’infrastructures, ne serait-ce que des mini-aéroroports reliant les villes, des chemins de fers avec des trains allant dans toutes les villes principales, et plusieurs routes nationales et non une seule dans un état inutilisable ; à la mise en place d’un système de télécommunications permettant aux togolais de surfer avec une connexion internet à haut débit, permettant aux togolais d’appeler de l’étranger sans que la ligne ne soit interrompue . Mon rêve c’est de voir un jour une jeune Fille togolaise aux USA comme A…, revenir apporter ses connaissances de Pharmacie aux togolais dans la ville qui lui plaira, de voir en France, une certaine M remettre nos jeunes qui sont perdus sur le droit chemin, de voir un ingénieur togolais du Canada, aussi quelconque que Ma…. ramener sa matière grise pour révolutionner les feux de signalisation par exemple au Togo comme le dit l’adage « Celui qui peut agit. Celui qui ne peut pas enseigne[3] ». Mon rêve, c’est de faire bénéficier le Togo de sa diaspora par le retour des togolais résidents à l’étranger. Est-ce aussi trop demander que de vouloir voir nos Tivis et Tigans vôs (pagnes africains) sur les corps aussi magnifiques que ceux de nos jeunes filles togolaises, probablement trop jolies pour faire autre chose que les défilés de mode pour des couturiers togolais inimitables. Mon rêve c’est de voir nos chaînes de télévisions lancer des débats dignes de ce nom et donner des occasions aux experts de discuter de tout sur notre pays pour le faire avancer. Mon rêve, c’est de pouvoir voir plus d’entreprises que d’associations au Togo. Mon rêve, c’est de voir ces artistes - artisans avoir la possibilité d’exposer leurs œuvres dans des musées, dans des centres d’expositions, capables de mettre en valeur ces objets artisanaux dotés d’une rare beauté et unique au Monde.
Oui je le sais c’est trop demander, mais ne dit-on pas que le rêve fait avancer ? Certains concluront par le commun « il est permis de rêver » mais ce rêve, c’est le mien à moi tout seul. Au fond de moi, je sais que le rêve nourrit l’espoir, et le nourrira toujours. Ce n’était qu’à travers ses quatre mots « I have a dream » que Martin Luther King avait aussi révélé son rêve qui a bouleversé le cours de l’histoire américaine. Peut être que je ne serai plus de ce monde quant le mien se réalisera mais le fait de le penser et de le sentir me hanter me rend heureux « Poser les questions, c’est les résoudre[4] ».
Avec votre permission, je viens partager avec vous chers amis, un rêve qui me tient à cœur, merci de lui accorder une minute.
[1] Hymne proposé lors de la recherche d’un hymne pour le Togo, en même temps que ‘’ Terre de nos Aïeux ‘’
[2] François Mitterrand
[3] George Bernard Shaw
[4] Albert Einstein
Mon rêve, c’est de pouvoir admirer de vrais canards sauvages aller et venir sur la lagune de Bê et de vrais bateaux de pêche sur le lac Togo
C’est de voir des jardins, des espaces verts bien aménagés, des parcs d’attractions dans chaque ville, de voir l’effet d’entrainement, des villes de Lomé, Aného, Sokodé, Kara, Dapaong, Kpalimé, Atakpamé, Blitta et Niamtougou sur les autres villes. Mon rêve c’est de voir un stade de Football digne de ce nom dans chaque région, de voir de vrais parquets de basketball dans chaque ville et des terrains de jeux, de Tennis et autres. C’est aussi de voir nos sites touristiques, tels que les cases en argiles, la cascade de Kpémé, la faille d’Alédjo et bien d’autres valorisés. Mon rêve c’est de voir un Togo sans inondation ni boue durant la saison des pluies. Mon rêve c’est de voir chaque village se doter d’un système de canalisation, de distribution d’eau, et d’énergie.
Mon rêve est simple, c’est que les Militaires ou les policiers soient présents seulement pour protéger les togolais contre des bandits, et les voir le moins possible, quel havre de paix n’est ce pas !
Mon rêve c’est de voir le Togo vendre la tomate au Burkina, et le maïs au Bénin. Mon rêve c’est de voir des labels produire nos jeunes et talentueux chanteurs togolais. Oui, c’est cela mon rêve rien à voir avec une politique car la politique n’est ni une morale ni une logique, mais une dynamique généralement irrationnelle[2]. Cependant si nous ne la faisons pas elle nous fera, alors mon rêve de la première nuit, c’est de voir des réunions du président togolais avec les jeunes, les étudiants, les chefs militaires, les chefs de villages, les directeurs, les préfets, les maires, et les ministres pour recueillir leurs inquiétudes, et créer une cellule de crise à côté du gouvernement pour veiller à la construction d’infrastructures, ne serait-ce que des mini-aéroroports reliant les villes, des chemins de fers avec des trains allant dans toutes les villes principales, et plusieurs routes nationales et non une seule dans un état inutilisable ; à la mise en place d’un système de télécommunications permettant aux togolais de surfer avec une connexion internet à haut débit, permettant aux togolais d’appeler de l’étranger sans que la ligne ne soit interrompue . Mon rêve c’est de voir un jour une jeune Fille togolaise aux USA comme A…, revenir apporter ses connaissances de Pharmacie aux togolais dans la ville qui lui plaira, de voir en France, une certaine M remettre nos jeunes qui sont perdus sur le droit chemin, de voir un ingénieur togolais du Canada, aussi quelconque que Ma…. ramener sa matière grise pour révolutionner les feux de signalisation par exemple au Togo comme le dit l’adage « Celui qui peut agit. Celui qui ne peut pas enseigne[3] ». Mon rêve, c’est de faire bénéficier le Togo de sa diaspora par le retour des togolais résidents à l’étranger. Est-ce aussi trop demander que de vouloir voir nos Tivis et Tigans vôs (pagnes africains) sur les corps aussi magnifiques que ceux de nos jeunes filles togolaises, probablement trop jolies pour faire autre chose que les défilés de mode pour des couturiers togolais inimitables. Mon rêve c’est de voir nos chaînes de télévisions lancer des débats dignes de ce nom et donner des occasions aux experts de discuter de tout sur notre pays pour le faire avancer. Mon rêve, c’est de pouvoir voir plus d’entreprises que d’associations au Togo. Mon rêve, c’est de voir ces artistes - artisans avoir la possibilité d’exposer leurs œuvres dans des musées, dans des centres d’expositions, capables de mettre en valeur ces objets artisanaux dotés d’une rare beauté et unique au Monde.
Oui je le sais c’est trop demander, mais ne dit-on pas que le rêve fait avancer ? Certains concluront par le commun « il est permis de rêver » mais ce rêve, c’est le mien à moi tout seul. Au fond de moi, je sais que le rêve nourrit l’espoir, et le nourrira toujours. Ce n’était qu’à travers ses quatre mots « I have a dream » que Martin Luther King avait aussi révélé son rêve qui a bouleversé le cours de l’histoire américaine. Peut être que je ne serai plus de ce monde quant le mien se réalisera mais le fait de le penser et de le sentir me hanter me rend heureux « Poser les questions, c’est les résoudre[4] ».
Avec votre permission, je viens partager avec vous chers amis, un rêve qui me tient à cœur, merci de lui accorder une minute.
[1] Hymne proposé lors de la recherche d’un hymne pour le Togo, en même temps que ‘’ Terre de nos Aïeux ‘’
[2] François Mitterrand
[3] George Bernard Shaw
[4] Albert Einstein
Inscription à :
Commentaires (Atom)